Connaissez-vous la “Police de la Musique”?

Saviez-vous que, si vous possédez un restaurant ou un magasin, vous n’étiez pas en loi d’y jouer de la musique… même si vous avez acheté légalement les disques de vos musiciens favoris? Vous pourriez recevoir la visite d’une présumée « police de la musique » et être pénalisé.

En tant qu’écrivain, je comprends fort bien le sujet du droit d’auteur mais, je crois qu’il y a des limites au ridicule. Quand un disque a été légalement acheté, il est normal et légal de le faire jouer… bien sûr pas dans un endroit comme une fête publique ou une discothèque où la musique est spécifiquement utilisée pour attirer les foules… mais dans votre propre restaurant ou magasin, comme musique de fond???

Cette « police de la musique » dit que jouer de la musique en sourdine attire les clients et augmente vos profits… bien désolée de crever votre bubulle mais si votre bouffe est exécrable, les clients ne viendront pas même si vous avez une jolie zizique en sourdine.

Allons Canada! Réveillez-vous les méninges!

Une phrase dans l’article çi-dessous (en anglais) a capté mon attention… et je traduit : « … le Société des Compositeurs, Auteurs et Éditeurs de musiques du Canada (SOCAN), est une agence « sans-buts-lucratifs » qui est autorisée par l’Office des Droits d’Auteurs du Canada pour la collection des redevances au nom de ses membres… »

J’ai quelques questions, en tant qu’auteur, qui me frisent dans la tête à la lecture de cet extrait :

Premièrement, les argents collectés par cette supposée agence sans-buts-lucratifs ne vont pas directement dans les poches des musiciens/auteurs/compositeurs dont les musiques ont été jouées dans les dits magasins/restaurants pénalisés et les musiciens/auteurs/compositeurs n’en verront jamais la couleur. Je ne crois pas que les employés de cette « Société » ne fassent du volontariat non-payé non plus que ces supposées “police”.

Deuxièmement, je serait un musicien/chanteur/etc…, j’aimerais bien que mes musiques soient jouées dans un restaurant/magasin car les gens diraient… « Oh! J’aime ce chanteur.. qui est-il? », et le marchand pourrait montrer la pochette de mon disque et les gens iraient au disquaire acheter mon disque qui me rapporterait des profits dans mes poches. Mes poches à moi, pas celle de cette dite Société qui fait de l’argent sur mes musiques sans que je n’en touche un cent.. ou du moins… une infime partie.

En est-il de même avec les musique pré-enregistrées jouées dans les centre-d’achats et sur les lignes téléphoniques? Est-ce que les redevances vont directement au musicien ou à cette « Société »?

Personnellement, je ne considère pas la musique jouée dans un simple petit restaurant ou un magasin modeste comme étant une contravention au droit d’auteur mais plutôt comme une publicité pour le musicien/chanteur et la diffusion de son existence dans le monde musical.

Il est dit dans l’article que SOCAN emploie 300 employés… bien… faut les payer ces 300 personnes (comme je le disait plus haut, ils ne sont pas des bénévoles non-payés) et, avec quoi sont-ils payés??? Avec les redevances des auteurs/musiciens/etc…

Quelle portion des redevances sont finallement retournées à l’auteur? Je serait bien curieuse de le savoir!

Est-ce que tout cela relève de l’escroquerie?

De toute façon, voici le lien pour l’article (en anglais) :

http://www.ottawacitizen.com/entertainment/Music+police+come+calling/4413958/story.html

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